Anonyme

Pétition adressée au grand maître d’hôtel,…

... châtelain de Porrentruy et d'Ajoie, par le curé d'Alle, directeur de la confrérie ecclésiastique de Porrentruy...
1715
Consultation: sur place

Type

,

Disponibilité

Langue(s)

Pagination

  • 1-6

Nombre de pages

  • 8

Description matérielle

  • Feuillets cousus

Dimensions

  • 21.5 cm x 32.1

Catalogue

  • AAEB

Ressources électroniques

  • Non répertorié

Mots-clés

, , ,

Résumé critique du corps du texte

Commentaire du catalogue: « Plainte de curés d’Ajoie au sujet des désordres dangereux pour la morale occasionnés par les danses lors des fêtes de dédicace des églises paroissiales. Ce document donne des informations sur les pratiques populaires lors des dédicaces, en particulier les bals organisés par la jeunesse. » En réalité le document donne surtout en détail les raisons habituelles aux condamnations des danses: « Nous savons, Monseigneur, que vostre pieté vous porte a defendre les danses et autres abus pendant les offices divins des  jours de la dedicace, et que  vous envoyez un de vos bas officier pour empêcher les querelles et les batteries; mais aussi  que votre justice permettra de vous représenter respectueusement que cette prêcaution, quelque sage qu’elle soit, remedie bien a la verite a quelques desordres, mais non pas aux plus grands, et n’empesche pas que je jour de la dédicace de nos Eglise ne soit fait profane; car lorsqu’on accorde la permission de danser et jouïr publiquement, quoique non dans le temps  des offices, la jeunesse qui nest que top  portée deloyment au libertinage, au lieu de se prêparer par la devotion et par la participation des des sermons, a la sanctification de la dedicace, ne fait autres prêparatifs que ceux de la vanité du luxe et des exce au dessus meme de leurs moyens, ensuite de cette permission, et n’a pendant l’office divin l’esprit rempy que des danses et de la maniere d’y paroitre avec plus d’orgueil et de plaisir: De la vient qu’on abandonne les sacremens, qu’on trouve l’office toujours trop long, qu’on s’ennuie de la prédication, que le temps de la prière ne se passe qu’en des folles imaginations comme s’en plaint Dieu par son prophète. […] les danses deviennent nécessairement le sujet d’une loy  penale dans le tribunal divin, dans le tribunal Ecclésiastique et dans le tribunal seculier […]. » (p. 5)
« nous recourons dans une humble confiance a vostre [?] et à votre justice pour vous supplier fors respectueusement de défendre sérieusement ces danses soit publique soit particulière non seulement  au jour de  la dédicace de nos Eglises comme  [?] des indignes profanation  mais encore aux fêtes et dimanches  et  aux veilles de l’hyvers  comme dans la source de presque tous les desordres de nos  paroisses ainsi que nous le faisons voir à Vos Graces dans les remonstrances pastorales que nous avons pris la liberté de vous faire. […] »

Critère de choix du livre pour le cataloque

Intérêt du document pour renseigner les pratiques de la danse au début du XVIIIe siècle dans la région du Jura.