Tabourot, Jean  - ou Thoinot Arbeau
Editeur(s): Fonta, Laure

Orchésographie

[édition originale 1588]
Genève, Slatkine, 1970 édition de référence

Type

,

Disponibilité

Langue(s)

Publication / maison d'édition

  • Slatkine

Reprint

  • 1970

Nombre de pages

  • 104

Autre(s) exemplaire(s) en Suisse

  • Non renseigné

Autre(s) exemplaire(s) à l'étranger

  • Non renseigné

Edition(s) antérieure(s) ou postérieure(s)

  • Non renseigné

Ressources électroniques

  • Non renseigné

Mots-clés

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Résumé critique du corps du texte

Ce traité de danse est certainement le plus fameux de toute l’histoire occidentale de la danse. Sous forme de dialogue entre un maître à danser et son élève, il présente les principes de l’interprétation de danses tombées en désuétudes comme la basse danse. Il documente également les danses en usage durant la vie de l’auteur, tels la pavane, la gaillarde ou le branle.
Dans l’Orchésographies, les danses sont décrites avec leurs pas, en rapport avec un air musical, ce qui initie une tradition de la notation chorégraphique qui à certains égards se trouvera à son apogée au début du XVIIIe siècle avec la notation dite Beauchamp-Feuillet (cette notation est théorisée en 1700 dans le traité La Chorégraphie, signé par Raoul-Auger Feuillet). Par ailleurs, toujours dans l’Orchésographies,les postures des danseurs sont représentées au travers de gravures, ce qui est le propre des traités dévolus aux techniques (pas, posture), dont Le Maître à Danser de Pierre Rameau (Paris, 1725) est l’un des exemple plus tardif.
Le fait que l’auteur de l’Orchésographies soit un chanoine tend à montrer que les relations entre la danse et l’Église sont complexes. Parfois, la première est perçue comme une menace pour les Chrétiens (voir, à la même époque, le Traicté des danse d’Angevin Chesneau), parfois, comme ici, elle est documentée, sans jugement moral et au contraire en défendant sa pratique, par les acteurs de la même Église.

Remarques illustration

Les gravures

Critère de choix du livre pour le cataloque

Le livre est un incontournable de l’histoire de la danse. C’est aussi un reprint élaboré en Suisse à l’époque du renouvellement de la dite musique ancienne. Il a été publié non seulement par Slatkin, mais aussi par Minkoff (voir autre entrée dans le même catalogue), deux éditeurs qui ont été très actifs dans le champs élargi de la musicologie. Il illustre ainsi le dynamisme du milieu de l’édition en Suisse concernant la danse ancienne, et, en creux, le peu de retentissement que le travail de valorisation des sources de la danse a pu avoir au point de vue institutionnel (institutions culturelles de production ou de formation).
En effet, la dite musique ancienne comme la danse dite ancienne se sont construites par certaines formes de retour aux sources. Or, en 2020, la musique dite ancienne est omniprésente dans le paysage culturel suisse, et mobilise énormément de ressources. En revanche, la dite danse ancienne, quant à elle, et en dépit du travail continu de ses spécialistes, en est l’un de ses parents pauvres.

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