Castil-Blaze, François-Henri-Joseph

La danse et les ballets

Depuis Bacchus jusqu'à mademoiselle Taglioni
Paris, Paulin, 1832
Consultation: Sur place

Type

Disponibilité

, ,

Langue(s)

Publication / maison d'édition

  • Paulin

Impression

  • Auguste Mie, rue Joquelet, n°9, place de la Bourse

Pagination

  • [1]-373 ; [1]-5

Nombre de pages

  • 373

Description matérielle

  • Relié, pleine peau, tranche fil, dos libre, dorures sur la couverture et le dos, annotation au crayon « Bridel 150.- ». La couverture est écorchée, les pages découpées irrégulièrement, le papier très taché par l’humidité. Il y a deux fois le faux titre avec illustration. L’un d’eux a été restauré en collant une page qui comportait du texte au dos de la première, de manière à ce que le texte se trouve à l’envers et au verso.

Dimensions

  • 11.9 cm x 19.9 cm

Autre(s) exemplaire(s) en Suisse

Autre(s) exemplaire(s) à l'étranger

Edition(s) antérieure(s) ou postérieure(s)

  • Non renseigné

Ressources électroniques

Mots-clés

,

Résumé critique du corps du texte

La danse et les ballets depuis Bacchus jusqu’à mademoiselle Taglioni est accusée par certain d’emprunter largement ses épisodes à Charles Bonnet, auteur tout à fait sérieux qui a publié une Histoire générale de la danse en 1723. C’est faire fi de la dimension ostensiblement comique du titre (qui associe Bacchus à la plus belle danseuse du siècle) et omettre que Castil-Blaze fait œuvre moins de plagiaire que de caricaturiste dans ce texte hilarant, truffé de critiques ; usant de tous les registres du comique, de l’ironie la plus cinglante au burlesque carnavalesque interdisant toute répression du rire.
L’intérêt de La danse et les ballets dépasse très largement celui que pourrait avoir une histoire de la danse ordinaire. Car ce texte non seulement cite les faits historiques retenus pour constituer une représentation de ce qu’a été et ce qu’est ce phénomène religieux, social, politique et artistique qu’on appelle très généralement la danse ; mais il construit également une démarche historiographique : il fait l’histoire de l’histoire et qui plus est, il critique l’histoire et se critique refaisant l’histoire telle qu’elle a toujours été faite. Cette démarche aussi bien critique qu’autocritique situe la danse dans un marché qui s’embourbe dans ses propres paratextes élogieux. Les pièges dans lesquels tomberait la danse seraient au final moins tendus par ses adversaires que par ses inconditionnels et maladroits défenseurs.

Table des matières

Une table des matières figure en fin de volume, qui illustre l’approche à la fois chronologique et thématique de l’auteur. Des résumés au ton neutre suivent ces titres.

Critère de choix du livre pour le cataloque

Le texte, documentaire et divertissant à la fois, complète avantageusement d’autres histoires de la danse plus sérieuses, et plus plates.

Contributeur(s)

,

Remarques sur la rédaction

Commentaire rédigé par DK, chercheuse en danse, fiche établie et commentaire relu par CM, assistante de recherche.
21 décembre 2017