Interrogatoire de Blaise [femme de Pierrat Donzel, des Breuleux]…

... et de Claude par le maire de St-Ursanne et le receveur des Franches-Montagnes.
1641 (08.06-08.08)
Consultation: sur place

Type

,

Disponibilité

Langue(s)

Pagination

  • 1-8

Nombre de pages

  • 8

Description matérielle

  • Feuillets, encre brune.

Catalogue

  • AAEB

Ressources électroniques

  • Non répertorié

Mots-clés

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Résumé critique du corps du texte

Note catalogue AAEB: « Interrogatoire de Blaise et de Claude par le maire de St-Ursanne et le receveur des Franches-Montagnes.
Dates des interrogatoires: 6 août: p. 1-5. Blaise nie (p. 1). Recherche de la marque (aiguille dans la chair, au-dessus du sein gauche), torture, négation, nouvelle torture (soulevée un peu de terre), aveux (p. 2). Son maître, Frenilla, lui a donné de la graisse pour nuire aux gens et aux bêtes; elle est allée env. 20 fois au sabbat, le jeudi, à la Combe des Allemands, aux Breuleux (p. 3). Délits commis par Blaise (p. 4-5). 8 août: p. 6. Blaise réitère ses aveux, « hors du lieu de torture ». Son maître était tout habillé de noir, sauf le haut-de-chausses, couleur de porc. Sa semence était froide, elle ne prenait plaisir à sa compagnie. Elle a fait grêler près de Saint-Blaise et Cornaux. [6 (et 8?) août]: p. 7. Mention des mêmes interrogatoires faits à Claude, avec torture « en toute doulceur », levée de terre quelque peu. Pas d’aveu. A noter: Les officiers relèvent une pratique suspecte: elle crache par 3 fois par terre lorsqu’elle affirme ne pas avoir servi le diable, mais être femme d’honneur; elle crache encore 2 fois en jurant être fidèle à Dieu (p. 1). Son absence d’aveux décide les officiers à la condamner « d’estre mené au lieux de la torture où elle serat dépouillée, rassée, liée et applicquée au la corde » (p. 1). La recherche de la marque ayant donné un résultat positif (le bourreau a enfoncé l’aiguille d’un tiers sans qu’elle ne remarque rien, alors qu’on la liait), les officiers l’admonestent de dire la vérité, car « elle estoit convencue de sortilege et que c’estoit la marcque que son maitre luy avoit fais » (p. 2). Sur ses dénégations, elle est torturée. 20 ans auparavant, elle était obligée de mendier pour vivre (p. 2). Les officiers lui posent un certain nombre de questions typiques (son mari ne voyait-il pas son absence lorsqu’elle était au sabbat? Quelle différence entre son mari et son maître lors de l’acte sexuel?…), mais elle ne donne pas toujours les réponses attendues (p. 3), puis le fait finalement, probablement par suggestion (p. 6). »

Annexes et autres documents

Pour la sentence de mort: P Crim FM, 27 mai-27 août 1641.

Critère de choix du livre pour le cataloque

Grand intérêt du témoignage sur l’origine sociale de la dite sorcière.