Chappuzeau de Baugé, Daniel-Paul
Autre(s) auteur(s): Gatti, Teobaldo de (compositeur) - Ballard, Christophe (éditeur)

Coronis

Pastoralle héroïque en trois actes
Paris, Christophe Ballard, 1691
Consultation: Sur place

Disponibilité

Langue(s)

Publication / maison d'édition

  • Christophe Ballard

Impression

  • Christophe Ballard, rue Saint-Honoré

Pagination

  • [1-3], 4-45

Nombre de pages

  • 45

Description matérielle

  • Relié collé, carton, dos libre. Bon état de conservation.

Dimensions

  • 17.5 cm x 22.5 cm

Autre(s) exemplaire(s) en Suisse

  • Non répertorié

Autre(s) exemplaire(s) à l'étranger

Edition(s) antérieure(s) ou postérieure(s)

  • Non répertorié

Ressources électroniques

Mots-clés

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Résumé critique des parties introductives

Le personnel dramatique de cette pastorale en un prologue et trois actes, située dans l’antique Thessalie, est constitué des habituels bergers, faunes et autres dryades que l’on croise immanquablement dans cette littérature. Quelques jeunes pâtres veillent sur les troupeaux d’Admète, souverain des lieux – figure assez vide n’existant au sein de la diégèse théâtrale que pour justifier la présence de ses bergeries – tout en rivalisant lors de grandes joutes poétiques. Parmi bergers et troupeaux, incognito sous les traits du beau Tircis, se trouve Apollon.

Résumé critique du corps du texte

Affligé par la mort récente de son fils Phaéton, puis chassé de l’Olympe par Zeus, le grand dieu de la Lumière vit un exil douloureux dans la cour champêtre du roi Admète : à ses chagrins initiaux s’ajoutent rapidement les peines et tourments de l’amour. Cette dimension sentimentale sera la veine que le librettiste choisira d’exploiter, selon les habitudes du temps. Le faux Tircis aime en effet Coronis, laquelle aime Daphnis pour qui brûle secrètement Apidamie. Les émois amoureux de ces jeunes gens – leurs jalousies, leurs brouilles, leurs incertitudes, leurs réconciliations –constituent la trame narrative infime de Coronis, qu’une fin hâtivement menée vient subitement interrompre. Cette conclusion, inhabituellement brutale pour le genre, voit le dieu jaloux (dont l’identité véritable est désormais connue de tous) foudroyer les amants fugitifs. Possédé par une fureur comme surnaturelle, Apollon continue son œuvre dévastatrice en vouant son valet Corax aux gémonies, le transformant en corbeau – ce que le nom du malheureux laissait présager depuis le début de l’œuvre, Corax signifiant « corbeau » en grec.
L’intérêt principal de Coronis réside donc moins dans son texte (dont les vers n’ont ni la souplesse ni l’élégance de ceux d’un Benserade) ou dans son architecture dramaturgique (ici trop peu resserrée) que dans sa dimension spectaculaire. Les « décorations » – décors et costumes somptueux et variés – la chorégraphie, la musique, sont les éléments qui confèrent à l’œuvre son épaisseur dramatique. Les images suggérées par les didascalies sont d’une puissance évocatrice largement supérieure à celle des vers de dialogue. Effets lumineux (le théâtre est plongé dans le noir après la mort des amants), apparitions et métamorphoses rythment ainsi le texte et donnent à la dimension visuelle et sonore de cette pastorale dansée une place prépondérante.

Critère de choix du livre pour le cataloque

Représentativité de ce livret d’écrits pour le genre (il est complémentaires à d’autres par ailleurs documentés).

Contributeur(s)

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Remarques générales

Gallica, nouveau titre : Coronis, pastorale héroïque, représentée par l’Académie royale de musique, le 23e mars 1691. Quelques variantes textuelles peuvent être observées entre cette édition et celle présente à la BGE : orthographiques, minimes interpolations ou suppression de vers.

Remarques sur la rédaction

Fiche établie par MF, doctorante en musicologie et CM, assistante de recherche, revue par DK, chercheuse en danse.
27 mars 2018